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Combien coûte la visibilité d’une TPE : le vrai budget, ligne par ligne
Combien faut-il vraiment dépenser pour être trouvé quand on est opticien, plombier ou gérante d’un institut ? Moins qu’on ne le croit sur certaines lignes, et pas un euro sur d’autres. Je détaille ce qui est gratuit, ce qui coûte du temps, ce qui coûte de l’argent, et ce qu’il faut refuser.
Publié le · 7 min de lecture · par Géraldine Smolorz
« Ça va me coûter combien ? » C’est presque toujours la première question qu’on me pose. La réponse honnête tient en trois parties : certaines lignes ne coûtent rien, d’autres coûtent du temps, les dernières coûtent de l’argent, pas forcément beaucoup, à condition de ne pas signer le mauvais devis. Voici le budget, ligne par ligne, avec mes propres prix comme repères.
Qu’est-ce qui est gratuit dans la visibilité d’une TPE ?
La fiche Google, la réponse aux avis et la mise à jour de vos informations ne coûtent pas un euro. Ce sont pourtant les éléments qui pèsent le plus quand quelqu’un cherche un opticien ou une salle de sport près de chez lui. Tout ce que je facture vient s’ajouter à ce socle gratuit, jamais le remplacer.
La fiche Google, c’est l’encart qui s’affiche sur la carte ou à côté des résultats quand on cherche votre entreprise ou votre activité : nom, horaires, avis, photos, itinéraire. Google la fournit gratuitement à toute entreprise qui reçoit du public ou se déplace chez ses clients.
Créer la fiche, la faire valider, choisir la bonne catégorie, renseigner les horaires, ajouter des photos, publier une actualité : tout cela est gratuit. Répondre aux avis, positifs comme négatifs, l’est aussi. Un institut de beauté qui répond à chaque avis en trois lignes fait déjà ce que beaucoup de ses concurrents ne font pas.
Vous n’avez besoin de personne pour tenir cette ligne. Est-ce que cela suffit ? Rarement. Mais c’est le point de départ.
Qu’est-ce qui coûte du temps plutôt que de l’argent ?
Les photos, les publications, les réponses aux avis et les mises à jour d’horaires ne coûtent rien en euros, mais elles réclament une régularité que peu de dirigeants tiennent dans la durée. C’est le vrai prix caché de la visibilité : une heure par semaine, toutes les semaines. Si vous avez cette heure, gardez cette ligne pour vous ; sinon, c’est là que déléguer prend son sens.
Ce qui demande du temps, pas d’argent :
- prendre des photos récentes de la boutique, de l’équipe, des réalisations ;
- publier une actualité sur la fiche : nouvel horaire, nouvelle prestation, fermeture exceptionnelle ;
- répondre aux avis dans les jours qui suivent, pas trois mois après ;
- demander un avis aux clients satisfaits, de vive voix ou par message ;
- vérifier les horaires avant chaque jour férié.
Un plombier en intervention toute la journée n’a pas cette heure, une gérante de salle de sport qui ferme à 21 h non plus. Ce n’est pas un manque de volonté, c’est une question d’agenda. Posez-vous la question franchement : est-ce que je vais vraiment le faire, chaque semaine, pendant un an ?
Combien coûtent les lignes payantes, une par une ?
Chez moi, les repères sont simples : la fiche Google gérée à 90 € ou 240 € par mois, la collecte d’avis automatisée à 79 € par mois, l’audit GEO à 190 € HT une fois, le site à 490 € à la création puis 250 € par mois, et le nom de domaine autour d’une dizaine d’euros par an. Tous mes abonnements sont sans engagement. TVA non applicable, art. 293 B du CGI.
La gestion de la fiche Google : 90 € ou 240 € par mois
C’est la ligne « temps » de la section précédente, prise en charge à votre place. La gestion de la fiche Google existe en deux niveaux. À 90 € par mois : optimisation complète de la fiche, une publication par semaine, réponse à tous les avis, rapport mensuel. À 240 € par mois : une publication par jour, des photos géolocalisées ajoutées régulièrement et un suivi renforcé, pour une entreprise en concurrence directe sur sa zone. Sans engagement dans les deux cas.
La collecte d’avis automatisée : 79 € par mois
Demander un avis est gratuit. Le faire à chaque client, au bon moment, sans y penser, demande un système. La collecte d’avis automatisée envoie la demande à votre place, par SMS ou par e-mail, avec une seule relance et dans le respect des règles de Google. Le tarif est de 79 € par mois, indicatif à ce jour, sans engagement.
L’audit GEO : 190 € HT, une fois
Le GEO, c’est l’optimisation pour les moteurs de réponse par intelligence artificielle : ChatGPT, Gemini, Perplexity, Copilot ou les résumés IA de Google. L’enjeu n’est plus seulement d’apparaître dans une liste de liens, mais d’être cité quand quelqu’un demande « quel opticien me conseilles-tu à Rouen ? ».
L’audit GEO est une dépense unique de 190 € HT. Je regarde quelles questions vos clients posent aux IA, qui est cité à votre place, comment vous êtes décrit, et sur quelles sources ces moteurs s’appuient. Vous repartez avec un plan d’action classé par priorité.
Le site : 490 € à la création, puis 250 € par mois
Le site à 490 € couvre la création : structure, pages de prestations, textes, référencement de base, mise en ligne. Les 250 € par mois couvrent ensuite l’hébergement, la maintenance, les mises à jour de photos et de textes, le pilotage de la fiche Google, un rapport mensuel et, surtout, une page locale ou un article par mois. C’est ce contenu régulier qui sépare un site vitrine qui dort d’un site qui travaille. Sans engagement là aussi.
Le nom de domaine : une dizaine d’euros par an
Le nom de domaine, c’est l’adresse de votre site, par exemple votre-institut.fr. Vous le louez à l’année auprès d’un bureau d’enregistrement, et il reste à vous tant que vous le renouvelez.
Comptez une dizaine d’euros par an pour un .fr. C’est la ligne la moins chère de toutes, et la plus importante à garder à votre nom : le jour où vous changez de prestataire, le domaine part avec vous. Enregistrez-le dans votre propre compte, même si un prestataire propose de s’en charger.
Que faut-il refuser dans un devis de visibilité ?
Trois choses : les engagements de 12 ou 24 mois, les prix « sur devis » qui ne vous apprennent rien, et les promesses de première place. Aucune de ces trois lignes n’est nécessaire pour être visible. Un prestataire sûr de son travail n’a pas besoin de vous enfermer pour vous garder.
L’engagement de 12 ou 24 mois, d’abord. Je connais l’argument : la visibilité prend du temps, donc il faut s’engager. Mais c’est à vous de décider de rester, pas au contrat. Si le travail est bon, vous resterez ; s’il est mauvais, l’engagement vous coûtera un an de factures pour rien. Demandez toujours ce qui se passe si vous arrêtez au troisième mois.
Le prix « sur devis », ensuite. Pour une prestation aussi courante qu’une fiche Google ou un site de quelques pages, il n’y a aucune raison de cacher le tarif. Quand il n’est pas affiché, c’est souvent qu’il dépend de ce que le commercial pense que vous pouvez payer.
La promesse de première place, enfin. Personne ne contrôle l’ordre des résultats de Google, ni ce que répond ChatGPT. Quelqu’un qui vous garantit la première position vous ment, ou parie que vous ne vérifierez pas. Je peux promettre une méthode et un rapport régulier ; le classement, lui, ne se signe pas.
Comment raisonner en coût d’un client plutôt qu’en coût mensuel ?
Un abonnement ne se juge pas à son montant, mais par rapport à ce que vaut un client pour vous. Prenez ce qu’un client dépense en moyenne chez vous sur une année, comparez-le au coût de la ligne, et demandez-vous combien de clients supplémentaires il faudrait pour la couvrir. Ce nombre-là est le seul qui compte, et il change d’un métier à l’autre.
Faites le calcul avec vos chiffres, pas avec les miens :
- ce qu’un client vous rapporte en moyenne sur un an, visites suivantes comprises ;
- le coût annuel de la ligne envisagée (250 € par mois, c’est 3 000 € par an) ;
- le nombre de clients qu’il faudrait gagner pour couvrir cette ligne.
Pour une salle de sport qui vend des abonnements à l’année, ce nombre est bas. Pour un plombier appelé en dépannage, il est plus élevé, mais un seul chantier de rénovation change la donne. Pour un institut de beauté, tout dépend de la fidélité d’une cliente qui revient chaque mois.
Je ne vous donnerai pas de résultats chiffrés : personne ne les connaît à l’avance. La bonne question n’est pas « est-ce que 250 € par mois, c’est cher ? », mais « combien de clients me faut-il pour que cette ligne se paie ? ».
Par quoi commencer selon votre budget ?
Avec zéro euro, soignez la fiche Google vous-même et répondez aux avis. Avec moins de 100 € par mois, faites gérer la fiche ou automatisez la demande d’avis ; avec un budget plus large, ajoutez un site qui publie une page locale par mois. Dans tous les cas, l’audit GEO vous dit où vous en êtes avant de dépenser.
Avec 0 €
Vous reprenez la fiche Google : bonne catégorie, photos, réponse aux avis, et une demande d’avis à chaque client content. Une heure par semaine, bloquée dans l’agenda, et tenue.
Avec moins de 100 € par mois
Si la fiche est à l’abandon, la gestion à 90 € par mois la remet en route et vous libère du temps. Si elle est correcte mais que les avis n’arrivent pas, la collecte automatisée à 79 € par mois s’en charge.
Avec 200 à 300 € par mois
Soit la gestion renforcée de la fiche à 240 € par mois, soit le site avec son abonnement à 250 € par mois. Je conseille le site quand vous n’en avez pas, ou quand le vôtre ne bouge plus depuis des années : une page locale par mois, écrite correctement, finit par constituer un vrai capital. J’explique comment écrire ces pages sans tomber dans le spam.
Dans tous les cas
Commencez par l’audit GEO à 190 € HT : il vous évite d’acheter une ligne dont vous n’avez pas besoin et vous donne un point de départ pour mesurer ce qui change ensuite. C’est la seule dépense que je conseille sans connaître votre situation.
En résumé
- La fiche Google et la réponse aux avis sont gratuites : c’est le socle, tout le reste s’y ajoute.
- Le vrai coût caché, c’est le temps : une heure par semaine, toutes les semaines.
- Mes repères : fiche gérée 90 € ou 240 € par mois, avis 79 € par mois, audit GEO 190 € HT une fois, site 490 € puis 250 € par mois, nom de domaine une dizaine d’euros par an. Sans engagement, TVA non applicable, art. 293 B du CGI.
- À refuser : engagements de 12 ou 24 mois, prix sur devis opaques, promesses de première place.
- Raisonnez en nombre de clients nécessaires pour couvrir une ligne, pas en montant mensuel.
